TitaBlogskaïa

Archive for the ‘Uncategorized’ Category

D’un coup d’un seul

In Uncategorized on 22 septembre 2022 at 11:25

Au lieu de rentrer courrir à ma peinture, je reste avec les gens. Je reste à ne rien faire et à les regarder passer sur cette terrasse libre et parisienne de l’avenue des Gobelins, ou de la rue Linné ou bien de la place Monge. Je me dis que ça ne va pa durer cette liberté et je m’en bacle. Je sens une catastrophe à venir et je fume avec une joie affamée, je bois aussi avant que tout nous soit enlevé.

De l’intime

In Uncategorized on 22 septembre 2022 at 11:17

Je voulais dire un truc plus intime que je n’arrive pas à définir. Ca me vient comme ça. Je voulais dire que je me sens beaucoup plus heureuse qu’avant. Avant de quand j’étais esclave, de quand j’étais emprisonnée, de quand j’étais obligée, de quand je mentais, de quand je rentrais tard d’un état second, de quand j’avais des comptes à rendre, de quand j’étais suspicieuse, de quand j’avais raison.

Toute une chappe de plomb.

Aujourd’hui les plantes

In Uncategorized on 22 septembre 2022 at 11:10

Ma nouvelle vie occupée par la chatte noire, Mitsu, alias Mitsuquette, les poissons, ma vie emputée par le départ du fils, je tends au végétal. J’ai le pouce vert. Je fais des plantations. Je les caresse tous les matins, je fais tourner les petits pots, j’agrémente leur soleil. Je deviens bête.

Au bureau nous avons recueilli une plante apavide. Un caoutchou long et morne, dépréssif et languide. Il avait été lachement abandonné sur un trottoir de l’avenue Hoche. Je l’ai aimé. J’ai frotté ses feuilles ternes avec de la bave de moi en cachette de mes collègues parties en vacances caniculaires. Je lui ai donné de l’eau. Je lui ai proposé mon amitié, quotidienement. Je suis tenace. Maintenant il exulte ! Il n’en finit pas de pousser et de me donner de petits joies vertes. Les animaux, les plantes, tout ce qui m’occupe en attendant les enfants et leurs cris.

De l’Amour

In Uncategorized on 22 septembre 2022 at 10:46

Je dis je t’aime tous les jours. On me retourne cet élément majeur qui fait tourner ma vie. Aujourd’hui ce n’est pas comme avant, de la jeunesse, je t’aime surtout si je ne souffre pas. Je t’aime surtout si j’en suis capable. Je t’aime surtout si c’est tenable. Je t’aime si j’ai envie. Je peux dormir avec toi sans que tu me touches et la nuit est merveilleusement bonne. Je peux boire avec toi et faire l’amour comme une folle et ne pas être malade de ton départ. Je peux dessiner avec toi, quatre mains. Je peux tomber d’un banc ivre morte et que tu me soignes. Tu peux aussi dégager de mon champs si tu m’as trahie. Je n’ai plus beaucoup de temps à perdre pour l’Amour qu’on disait.

Une pause après la vie

In Uncategorized on 22 septembre 2022 at 10:32

C’est une façon pudique pour dire que ma vie de femme a changé. J’avoue que j’en suis bien aise. Je tairai le sang perdu, les baignades impromptues, les idées mortifères, le chaos, la peau frêle, la perte. En réalité, je n’ai jamais été aussi heureuse que maintenant.

Après la Fondation

In Uncategorized on 22 septembre 2022 at 10:25

Depuis le mois de Juin je jouis de cette intégration à la Fondation de France. Je m’y suis attachée de toutes mes forces, je suis redevenue vive d’agir pour toutes ces causes. Je me suis engagée à traiter tous les petits tracas, je suis efficace à celà, je vais même trop vite, la machine infernale n’existe pas ici. Je suis stupéfaite de n’être pas martyrisée. Les bureaux sont déserts, les gens sont vacants du télétravail. J’aime croiser mes jeunes collègues un jour sur trois. Parfois je me sens comme une imposture de vivre dans ce nouvel enviromment professionnel si doux. Toutes les causes de vulnérabiltés sont traitées essentiellement des femmes, jeunes ou moins jeunes et si intelligentes, si douées. Même ici on peine à recruter.

Le sang du Christ

In Uncategorized on 22 septembre 2022 at 10:08

Pour une fois je n’étais pas de cette posture silencieuse et sarcastique qui fait que je dégomme le tout venant. Non, je voyais passer toutes les créatures de Dieu sur cette avenue des Gobelins et je les regardais avec Bonté. Le vin était en moi et la vie avec et la tolérance et aussi un immense Espoir . Les types qui ont l’âge de mon fils sont mobilisés depuis hier soir en Russie. Que ferais-je si c’était le cas brusquement en France ? Je dirai à mon fils de fuir. Je ferai tout pour qu’il n’aille pas au front de cette guerre.

Je me rongeais les sangs à cette paisible terrasse parisienne.

William Shakespeare – Sonnet 66

In Uncategorized on 19 août 2022 at 8:35

Fatigué de ce monde je demande à mourir,lassé de voir qu’un homme intègre doit mendierquand à côté de lui des nullités notoiresse vautrent dans le luxe et l’amour du public,qu’on s’amuse à cracher sur la sincérité,que les places d’honneur sont pour les plus indignes,qu’on offre des corps vierges à des désirs brutaux,qu’on couvre d’infamies le […]

William Shakespeare – Sonnet 66

Vénus Canicule

In Uncategorized on 19 juillet 2022 at 1:32

Cette chaleur de bête, presque obscène, La chaleur du boulevard Saint-Germain, la chaleur de Chicago, la chaleur de Téhéran, la chaleur d’Alger, la chaleur de l’Angola. On vit la nuit, on boit du rosé floté de glaçons. On regarde la parade des oisillons gansés dans leurs pantalons haut prise à la taille et leurs seins libres, de tous calibres, se dandiner. Sin verguenza. Tout est changé.

On n’a même pas fait le bilan, on aurait du parler, c’est déjà l’embrasement et la lame.

Have a good Summer !

Le poste

In Uncategorized on 25 mai 2022 at 2:37

Je l’ai et c’est peu de chose comparé à avant quant je gagnais 1000 euros de plus mais je suis out of you guys. Quand je venais chez vous à l’autre bout du monde après 2 heures de transport.