TitaBlogskaïa

Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Marie Flore

In Uncategorized on 29 avril 2022 at 4:49

La fille qui dit tout ce que j’aurais voulu chanter. Comme d’écrire à des mecs trop gros un peu chiants qui se couchent trop tôt. Le genre de filles qui prennent des risques pour dire qu’elles voudraient vous revoir. Celles qui savent d’un coup si clair quand c’est tard et que plus personne n’existe

Blogamoureuse

In Uncategorized on 29 avril 2022 at 3:15

En ce moment, je n’ai pas la force de la couleur pour peindre mais je viens ici sur Blogskaia, tout écrite. Là où je ne connais pas la censure sinon la mienne quand je me relis et que je ne soutiens pas mon outrance. Sans ici depuis si longtemps et quand bien même mes petits carnets intimes que je délaisse, je n’aurais pas fait ce pas de géant qui est juste celui du temps passé à écrire pour de vrai. Je remercie Internet, WordPress et la possibilité des blogs de m’avoir permise de sortir de moi-même. Il n’y rien eu de plus incroyable dans ma vie que d’écrire aussi librement ici. Une expérience initiale quasiment mystique devenue indispensable, souvent urgente, sûre, avec la possibilité de corriger, de se modérer, c’est le bonheur absolu de l’autopublication permise et délivrée du Forum. J’invite mes amis qui écrivent encore cachés à vivre cette expérience.

Légions

In Uncategorized on 29 avril 2022 at 2:37

L’autre nuit de mon insomnie, j’ai rêvé que je faisais un très grand tableau surtout dardé de gris. Mais à force. A force, je voyais plein de petites têtes de gens qui y étaient pris mais qui se montraient. Ils étaient légions, et moi et moi. Ils apparaissaient peu à peu dans ce grand dessin triste, tous avaient une gueule et un profil, ils se mettaient à fourmiller mais en douceur, oui ils étaient doux et forts et très présents tout à coup. Ca m’a fait un bien fou de les voir naître dans cette proposition de rien qui était ma couleur.

Respect

In Uncategorized on 29 avril 2022 at 2:30

Je regardais cette photo postée sur le site du Monde, de ce couple d’Ukrainiens. Ils se tenaient la tête. Il partait au combat. Je vois à la texture de leur peaux que la Mort est si proche et qu’il n’y a plus de mots.

Si un tel malheur arrivait à la France, nous serions vaincus en trois jours.

Mujeres

In Uncategorized on 29 avril 2022 at 2:20

Je regardais les femmes supposées de mon âge dans la rue et dans le métro et dans mes traverses et je me demandais si elles s’en sortaient. Toutes sortes de femmes. Celles qui ont du blé et qui fondent sur leur visage et leurs sacs à mains, celles qui s’enveloppent dans leur tapis de yoga et misent sur la piscine, celles qui s’abandonnent au vin blanc, celles qui s’enferment chez elles à regarder du porno. Celles qui ne font vraiment plus rien, cachées. Celles qui se défoncent pour d’autres causes et deviennent grises comme des camées. Celles qui font de la mosaïque comme Mona, celles qui se relèvent de cancers comme Marion, celles qui retombent amoureuses comme Marie, celles qui écrivent des poèmes comme Fathia. C’est tellement long la vie d’une femme.

Canaries

In Uncategorized on 29 avril 2022 at 2:05

Je voulais en revenir à toi que j’aime et à chaque fois que tu pars en vacances, bien sûr sans moi qui n’existe pas d’officiel. A chaque fois ça me fait un mal de chien que tu emmènes toutes les femmes de ta vie sauf moi dans les Iles.

En lisant Taizé

In Uncategorized on 29 avril 2022 at 2:01

J’ai rompu avec mes missions de chiffres et de soumissions aux dates comptables. J’ai rompu à la répétition. J’ai choisi l’aléatoire, les fonctions insoumises à l’Etat. La précarité, ajuster la vie au rythme des matins bizarres et des langueurs de temps et aussi beaucoup de rêves. J’ai arrêté un monstre qui me broyait. En réalité, en faisant un peu de ménage et en mangeant moins, je ne dois plus rien. Le reste n’est qu’invitations à une amitié véritable enfin retrouvée et simple et avec d’autres mots. Tout est changé. Les fringues s’offrent, les baffes se donnent enfin à ceux qui les méritent, le réseau est tellement vivant, à quel point on est forts et je pense que ce n’est qu’un début.

Poule rousse de Paris

In Uncategorized on 29 avril 2022 at 1:46

Je suis la Poule Rousse du Père Castor de mon enfance, celle qui tient très bien sa maison ou bien celle qui m’est confiée pour en tirer du Bien. Me voici, Bac plus 5 extenués. Je reviens à toi ma maison, je reviens à te chérir, à te louer, à t’entretenir et à y recevoir des étrangers venus de toutes parties du Monde pour visiter les beautés de Paris. Ville que j’aime au delà de tout mais dont je fuis le fracas et les artères inaudibles. Celà me va bien. Je m’en fiche de partir en vacances. Je prépare les vôtres, étrangers venus d’ailleurs, de si loin, goûter à Paname. Moi qui n’aime jamais te quitter Paname, moi qui reste dans mon habitude, souvent moquée, je serai toujours prompte à vous en rendre amoureux. Si vous pouvez l’aimer, si vous pouvez vous y sentir bien… Et surtout revenez !

De mes yeux

In Uncategorized on 29 avril 2022 at 1:12

Je voudrais témoigner de beaucoup de choses que je vois. Je témoigne de mes matins exsangues, plaqués au matelas quand la lumière filtre à travers mes rideaux d’amande et malgré la chatte noire si douce, je n’ai pas envie de me lever. Quand je me couche sobre l’enfer est plus fort encore je me placarde de chacun de mes côtés et je dis que je l’aime à une entité inconnue dans mon insomnie. La nuit je rêve de grands traumats, je rêve de campements et de personnes égarées, je rêve de grands bordels où il s’agit juste de trouver où dormir. Je rêve que je fais un grand tableau qui m’échappe qui fait naître peu à peu plein de petites têtes et des personnages égarés qu’on n’avait pas vus au début.

La perte

In Uncategorized on 27 avril 2022 at 12:17

Je ne suis pas sure d’aller bien. J’ai perdu trop de trucs majeurs. Comme la fête, mais oui, comme l’amitié aux terrasses qui n’existent plus, comme la spontanéité, comme l’objet petit a, comme le flirt, comme l’envie, celle qu’on emballe gratos, celle dont on a envie sans lendemains. J’ai perdu les invitations aux soirées déglinguées qu’on ramasse pieds nus, les chaussures à talons aux bout des bras ballants, tous les arrondissements de Paris traversés. Les têtes cassées d’avoir tordu la vie, tout ce qu’on s’est dit sur le retour boulevard de l’Hopital.