TitaBlogskaïa

Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Fête des mères

In Uncategorized on 26 mai 2019 at 5:02

Aujourd’hui c’est ma fête d’être mère et d’avoir survécu à te donner naissance ce soir de pleine lune, glaciale où on t’arracha de mon ventre pour te placer nu et gluant sur ma poitrine qui suffoquait. Ce n’était pas donné. Mais voilà, je l’ai fait, je ne sais même plus comment nous nous en sommes tirés vivants, mon petit singe aux yeux noirs si brillants, aux joues lardées de tes jeunes griffes et moi qui devenais une autre. Ma vie de femme.

Tanti auguri !

In Uncategorized on 26 mai 2019 at 4:31

Ce n’est pas l’amour que je cherche mais que tu m’autorises d’être folle de toi, muse arrivée sans raison, sans but et que tu ne craignes pas que je m’active dans la nuit à ce truc merveilleux que nous avons circonscrit.

Dans la boîte

In Uncategorized on 26 mai 2019 at 4:17

J’ai beau douter, il faut bien admettre que je suis aimée et attachée à toutes les rencontres faites grâce à la Vie

Bouha

In Uncategorized on 26 mai 2019 at 4:09

Je me fais chier au delà de ce qui était réel, avant. Je déchire le mille feuilles de mes ongles. Je solde ce que je croyais l’amour. Tu ne le portes plus ? Vends le ! On remet tout dans la main du second marché et le neuf colle des allergies aux entournures. Le soir je me fous de tout et je sors marcher dans le quartier avec mon casque à musique, je connais tous les dépanneurs. Les jeunes macaques qu’on dirait sans foyer et les dealers crasseux et bedonnants en survêtement hululent aux pieds des HLM et conchient la paix du boulevard. Pour l’instant tout va bien.

Musaraigne

In Uncategorized on 22 mai 2019 at 2:03

Hier, j’étais avec toi à parler de cette urgence que nous ressentons de nous arracher de tout, de faire absolument cette chose. Après cette étreinte intense d’y réfléchir, nous nous quittons, sans même un baiser. Ainsi, nous restons libres. Je te suis attachée jusqu’à nouvel ordre.

Genèse

In Uncategorized on 21 mai 2019 at 4:13

Au bout de ce dessin je l’ai nommé « Le Trompettiste », parce qu’il était tissé de toi et de la musique. Ce n’était pas prévu. C’est venu à l’aube quand j’ai résolu d’en finir de lui et de me coucher.

Ce soir

In Uncategorized on 21 mai 2019 at 3:53

C’est une grande rencontre

Un nom d’oiseau

In Uncategorized on 16 mai 2019 at 2:39

Le dernier homme qui m’ait invitée est le Trompettiste. Je ne le connais pas sinon sur scène, il m’avait fêlée à Vienne et je lui avais dit que sa musique montait comme la fumée d’une cigarette dont j’aurais envie.

Marclo est morte

In Uncategorized on 22 avril 2019 at 4:01

Comment on dit quand on a perdu comme une mère ?

Une super Nana qui m’a enseigné

à vivre à Paris, ses codes, son histoire, dans le plus bel appartement

à siffler de toutes mes forces

à rire, à s’autoriser l’outrage, à penser autrement

à se coucher tard,

à dire des gros mots, à comprendre l’argot, à se tenir à carreaux

à se laisser envahir par la musique inquiétante qui bouleverse

à attendre son retour, d’un travail immense qui s’appelle l’Edition

à dresser les plus belles des tables, le protocole, le détail

à préparer des festins parisiens tout au long du marché Montorgueil,

à choisir ce qu’il a de meilleur, à se donner du mal pour le bon

à imaginer, que tout soit beau, pour les autres, envisager l’ensemble

à servir parfaitement à un dîner,

à éreinter sans pitié la maquette d’un journal, le style d’un article, tout de la médiocrité

à chercher le sens précis d’un mot dans le Robert, à étudier, à toujours chercher

à écouter les ivrognes, à fermer sa gueule, à être intelligente

à se rendre à l’église même quand l’envie manque

à se lever le matin quand on voudrait crever

à envisager une autre vie, d’être une autre femme, d’être comme un homme pourquoi pas, d’être juste soi-même

Sans sel

In Uncategorized on 20 avril 2019 at 2:45

Il ne faut pas trop dire qu’on a l’immense chagrin des gamines, qu’on est déçue, qu’on les emmerde, qu’ils sont nazes et tous pareils, qu’ils aillent se faire foutre, que ce sont de porcs, que ça nous dégoûte d’être toujours en concurrence avec des putes, que c’est pas ça la vie et qu’il faut arrêter de mentir. Ce chagrin des gamines, toute la vie tu le boufferas, tu mangeras ta douleur. Après t’auras plus faim.