TitaBlogskaïa

Les Aventuriers d’Avril 2020 – 3

In Uncategorized on 16 avril 2020 at 12:20

Alors j’apprends l’Italien grâce à Traductor. Je l’interroge à propos de mots d’amour et d’autres propres à l’attente et au soutien et je suis immédiatement servie. Je lui demande les mots les plus simples, pour accompagner une pensée que j’aurais et Ils me sont offerts comme dans la joie d’une chanson italienne qu’on aurait dû écouter cet été si seulement on pouvait filer. Je trouve ça merveilleux.

On s’habitue à tout. On serait tous en taule qu’on s’y accomoderait. Ceux qui ont fait de la prison me l’ont dit. Le premier mois est furieux, après on organise sa survie mentale puis on s’attache à sa forme physique.

Je suis hantée par des souvenirs de ma grande jeunesse, 18 à 21 ans, quand j’étais en Grande Formation et que je rencontrais des personnes que je retrouve maintenant avec une émotion particulière. On est presque exactement les mêmes sauf qu’on est vieux et on se souvient de trucs qu’on s’échange comme pour pallier à nos mémoires qui nous surprennent d’être aussi défaillantes mais en réalité on sait bien pourquoi. On se fait un nouveau mourron, en se couchant plus tôt on se retrouve à l’aube à gamberger sans pouvoir se rendormir. C’est désagréable d’être rattrapée la première fois, on se débat et puis quand on est rappelée à nouveau, une fois désarmée, une fois qu’on s’est mise en croix au sol les bras écartés, le profil au choix du côté plaqué sur le parquet qui craque, tout nous revient et c’est très bien de faire volte face. Maintenant je prends Tout.

Je relis les douze étapes du Voyage d’Ulysse et je crois que c’est le livre le plus beau qui soit.

  1. Ulysse ? Oh que tu as de la chance. J’ai quelques trucs-univers dont je rêve comme ça. Rabelais, Dante, Cervantes, et un truc que je rêverais de (mal) traduire sur twitter, Paradise Lost. Mais la mise en ligne est pas pour moi, je crois. J’y ai eu trop de blessures. C’est comme ça. Probablement. Salut et Fraternité ô chère, chère et vraie Tita.

  2. (Heu, par contre, je dois pas te commenter quand j’ai bu un verre de whisky. La traduc de Paradis perdu, c’est juste un certain Chateaubriand qui l’avait faite, pour le dernier traducteur de ça… Lol… Bon…) Merci encore des cadeaux renouvelés de tes moissons sans saisons de mots durs qui lavent ou de mots doux qui tremblent. Surtout en ces temps sans substance.

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