TitaBlogskaïa

Archive for janvier 2020|Monthly archive page

Fiat lux

In Uncategorized on 27 janvier 2020 at 1:18

Ce soir j’ai accroché aux murs mes tableaux qui posaient dans la poussière. J’ai réussi à mettre de la lumière chez moi, envoie les watts. J’ai aussi offert à la bonne et belle personne des vêtements majeurs que je ne pouvais plus porter.

C'est pas gagné

In Uncategorized on 27 janvier 2020 at 1:02

Tous les soirs de cette semaine j’ai bien aimé être avec une fille chouette et après j’ai eu peur et me suis sentie si mal à l’aise… Alors on s’est dit que ce n’était pas Ca. Je suis inapte à embrasser toutes attentions et les caresses. Je suis enfermée dans mon corps et dans ma tête. C’est assez affreux et je n’y suis pour rien. L’an dernier, à cette date j’entrais dans la vie d’une personne différente que j’ai aimée intensément et que je voulais connaître. J’ai échoué à unir nos autismes. Même entre particuliers on ne se comprend pas.

Madrigal

In Uncategorized on 23 janvier 2020 at 2:55

Blogskaïa - Tita 67

« J’ai hérité d’une sombre forêt où je me rends rarement. Mais un jour, les morts et les vivants changeront de place. Alors la forêt se mettra en marche. Nous ne sommes pas sans espoir. Les plus grands crimes restent inexpliqués, malgré l’action de toutes les polices. Il y a également, quelque part dans notre vie, un immense amour qui reste inexpliqué. J’ai hérité d’une sombre forêt, mais je vais aujourd’hui dans une autre forêt tout baignée de lumière. Tout ce qui vit, chante, remue, rampe et frétille ! C’est le printemps et l’air est enivrant. Je suis diplômé de l’université de l’oubli et j’ai les mains aussi vides qu’une chemise sur une corde à linge. »

Thomas Tranströmer
Extrait de « Baltiques » 1954-2004

Voir l’article original

Viens biquette

In Uncategorized on 21 janvier 2020 at 1:47

Le piquet est bien loin de toi maintenant

Tu as arraché ta cordelette et tu as perdu la petite clochette dont on t’avait affublée pour que tu ne te paumes plus

Un mal de chien je te dis, un mal de bête qu’on renvoie de l’abreuvoir

du lavoir où on ravoit les couleurs et les reliefs du jeu social

Tu as dit que j’avais la rage, j’étais déjà ton chien

Lingua

In Uncategorized on 10 janvier 2020 at 1:12

Apprendre une langue c’est la tremper dans la musique. J’ai fondu mes rêves et l’anglais en écoutant Bowie, je me suis réveillée un matin bilingue de tout l’United Kingdom. J’ai bu cuba libre de la movida à Valladolid et à Madrid et les dangereuses drogues des années 80 en aimant un Espagnol. Je devine d’être allemande parceque j’en suis. Je chante en italien parcequ’ils ont tout dit. Les arabes m’ont appris l’insulte dans la rue et Habibi. Je reconnais le russe dans robota et pravda et dans les couleurs de Kandisky. Je reconnais aussi tout le silence quand je n’ai plus de mots. Je suis grecque quand je plonge avec toi dans la Méditerranée.

Julia l'encadreuse et l'Amour

In Uncategorized on 10 janvier 2020 at 12:47

En juillet ce sera l’Amour chez Julia. Elle me donnera tout l’espace qu’il faudra pour l’exposer et j’y suis déjà et je le veux. Ce sera l’Amour et rien d’autre et j’ai deux saisons pour le peindre. Je ne me souviens pas très bien de l’effet que ça faisait mais justement, ça ira. Julia a déjà préparé les cadres où enfermer le peu que j’en sais.

Du vin

In Uncategorized on 10 janvier 2020 at 12:38

Combien le vin m’a sauvée. Combien le vin m’a acquise à de nouvelles amitiés. Combien je t’ai laissé m’envahir pour aimer. Et comment tu m’as permise. Tout les alcools sauf toi. Toute couleur sinon tes robes. Tout le goût de tes jambes, de la coulure sur le verre gracieux où je marque le rouge de ma bouche et la graisse de mes doigts malheureux. Tout ce que tu m’as fait chanter dans mes dessins. Tous les matins que tu as plombés dans ma vie.

Ne me frego

In Uncategorized on 10 janvier 2020 at 12:26

Me revient ce goût immodéré pour la chanson italienne qui arrache le coeur. La nostalgie qui monte au ciel, le rimmel qui coule un peu, tout ce que je peux retenir. Dans le chaos de Paris démonté de son métro et du suburbain, je me fais des fesses de reine, à marcher et à prendre autant de temps à rentrer. Maintenant je suis sûre des trottoirs et de tous les endroits où mes amours ont fait une halte. On marche et on rêve de vacances à Amalfi.

Du 5 au 13

In Uncategorized on 9 janvier 2020 at 11:51

C’est ailleurs que j’arque. Tout est changé et c’est dans mon quartier aux artères larges. Le quartier le plus moderne de Paris. Paris 13 du pari de l’architecture et de l’art de la ville. On refait des façades sinistres des propositions d’art brut, des audaces, des faces de chat, des combats de couleurs, des marionnettes, une Marianne qui rappelle la République, Prévert gravé dans le mur du bout de la rue du Chateau des Rentiers. Paris 13. Etrange. Paris 13 desserts. Paris 13 Or. Paris 13 où j’ai tout.

Changer d'air

In Uncategorized on 6 janvier 2020 at 1:06

Il suffit de partir quelque temps pour envisager qui me manque. Le long de ce rivage qui n’est ni le mien ni familier et où je ne n’ai rien trouvé sinon sa beauté, sinon de prendre son bol d’air. Rien ne fera. Et le changement détraque mon ventre et mes marques, et l’envie de dessiner, je ne peux jamais la transposer ailleurs comme on trimballerait sa boite de couleurs pour faire un truc. Changer d’air. Je reviens en courant de l’échappée.