TitaBlogskaïa

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Covida

In Uncategorized on 1 octobre 2020 at 2:26

Je n’ai rien écrit depuis le feu de juillet quand je t’ai quitté, toi Septime de mes jeunes années. Quand tu es parti en famille cramer l’été.

Je n’ai rien dessiné ni peint depuis qu’on s’est rencontrés, Toi nouveau dont je n’avais même pas idée de la gueule, rencontré sur FB et là tout d’un coup dans l’écume autorisée des bars de Paris l’été. L’été c’était bien. Quitter Paname c’est toujours bien mais c’est pour mieux y revenir, anxieux pour le taf et de ce qu’on y trouvera après les mesures hasardeuses du gouvernement atavique et la rébellion qui couve chez les défractaires et les défiants. L’été juste pour te faire découvrir en trois jours mon eau bleue du sud bien plus chaude que celle qui défèrle sur les plages normandes ou bretonnes que tu as abandonnées depuis que tes filles sont grandes. Tu m’as emmenée goûter les bières parisiennes, tu m’as offert le concert en argent de Thousand et aussi une bonne baffe méritée pour mon anniversaire de daronne. Tu me fais arpenter l’Est parisien quasimment inconu et la nouvelle piscine magnifique de ton quartier un peu pourri de la Porte de Montreuil. Je t’en veux de TOUT savoir et d’être vieux comme moi. Toi et moi on est presque rien sans les bars de Paris. Si vous les fermez nos appartements seront encore plus exigus et plus moches et on ne saura même pas qui inviter et on n’aura jamais assez de verres si tous nos invités venaient enfin, depuis le temps qu’on ne reçoit plus. Il nous faudra sortir les vinyles et faire de la place sur le canapé taché et faire fi des voisins qui n’aiment plus jamais le bruit depuis que le silence s’est abatttu sur Paris.

Sans hâte

In Uncategorized on 17 juillet 2020 at 2:03

A la rentrée je n’aurais pas dévoré mes doigts de douleur de n’avoir pas eu de nouvelles de toi. Je serai bronzée et j’aurai la foi. A la rentrée, j’aurai un nouveau contrat que je pourrai honorer de chez moi, au téléphone, personne ne saura à quel point je serai seule et combien vous m’aurez manqué et ce n’est que la suite de ce que vous savez déjà, vous devinez bien que ce ne sera plus comme avant.

Paris kaput

In Uncategorized on 17 juillet 2020 at 1:40

Vais-je seulement pouvoir remettre mes robes élimées. Cet Eté perdu et un peu froid dans un Paris dégueulasse sans touristes pour en masquer la saleté et la médiocrité de son service. Paris carbonisé par ses occupants sans logis qui lui font des doigts et conchient ses trottoirs abandonnés. Paris, où sont les belles filles qui rient trop fort à tes terrasses ? Tes grands hôtels fermés, tes grands boulevards affirmés crevards, les Champs Elysées même désertés par les Roms, pour l’instant on rigole. Quand on reviendra chercher du boulot et de la joie en septembre on verra, on boira une bonne tasse à la santé de Paris défoncé.

Covid sacanagem

In Uncategorized on 17 juillet 2020 at 1:07

Tous tes mots merveilleux déployés pour me prendre. Cette aile. Ces sept derniers mois, cet épisode hallucinant du confinement au cours duquel nous nous sommes tant aimés dans l’appartement vide de mes parents, cernés par des voisins primoaccédants d’une intolérance crasse incommodée, cassant les plus belles chansons italiennes qui arrachaient nos coeurs, même Bach, même la musique tendre du Brésil, plus rien n’avait le droit d’être aimé trop fort.

Finir juillet 2020

In Uncategorized on 17 juillet 2020 at 12:26

Est ce qu’on se reverra après l’Eté, quand j’ai dit ne plus vouloir te parler et quand je t’ai laissé avec ta plus jeune fille, tes cols savoyards et tes têtes piquées dans les piscines de Meylan. J’étais à Paris dans le gris et tu m’avais oubliée, plus le temps de me rassurer du fond de ta zone de confort, j’ai tout masqué pour le reste de l’Eté. Je n’ai pas mal, je t’aime pour l’idée, le reste long, tu l’avais annoncé, autant m’échapper et rire avec mes potes kabyles au café. Pauvre Eté.

Eté 2020

In Uncategorized on 16 juillet 2020 at 1:37

Peur sur la Vie

In Uncategorized on 30 juin 2020 at 3:30

Recouvrer la Beauté. Je m’attache aux façades de Paris, vers le ciel lors de ballades, à défaut du regard des femmes élégantes et soumises au masque, les autres qui se voilent, les autres qui ne font plus attention à elles, le manque général de goût pour ce qui m’est essentiel. Pardon. Lamination de l’imprévu, de la prise de risque, de l’envie d’être ensemble, dispersion des foules, messes, formation d’une moisissure, l’air sent la spermagénese, la guerre civile, le Rut.

Story Board

In Uncategorized on 17 juin 2020 at 4:56

Il faut bien raconter sa vie. Il n’y a que ça dont on soit sur.

Du fard à la tyrannie

In Uncategorized on 17 juin 2020 at 4:24

Vous savez bien que vous avez assez de fringues et de fards pour tenir.

Vous savez bien que vos amis sont ailleurs. Vous savez bien que le travail n’est pas le même payé si c’est toi ou bien si c’est moi. Pourquoi ? On s’en fout. Vous savez bien qu’on attend le prochaine fête et qu’on fera chier les voisins qui ne supportent pas la moindre secousse. Vous savez bien que ce qui compte c’est la suite, c’est à dire les enfants sans leurs crétins de parents. Vous savez bien que c’est bon de retourner à la messe puis au marché le dimanche. Vous savez que nous manquent les piscines où plonger. Vous savez qu’on a manqué d’amour ces derniers temps et qu’on a trop frimé, qu’on n’a rien lu, qu’on a flippé à mort, qu’on a cru que la dictature était arrivée.

Retour à la désobéissance

In Uncategorized on 17 juin 2020 at 3:55

Je suis retournée à l’agence et je voudrais échapper au travail seule. Je ne sais pas comment ça s’appelle maintenant de revenir à l’Open Space désinfecté et vide. Je suis mille fois plus à mon travail que quand : voisin, tu me disais tout, quand j’avais peur pour nos santés mentales, quand je sentais tes centaines de cigarettes s’échapper de ta fenêtre et ta toux de cavèrne. Tu sauras que je ne me suis pas toujours levée, que je me suis couchée tard à chasser un petit démon, que j’ai agoni une nuit entière un souvenir que j’avais, tu sais que je bois autant que toi et que nos bouteilles vides s’entrechoquent dans la poubelle blanche du petit local si bien tenu par la gardienne sainte de notre immeuble.

Je reviens au soleil, j’ai arraché mon masque, je désobéis en tout et je voudrais voir vos visages. Comment ce fait-il que vous soyez si soumis à l’Etat ?