TitaBlogskaïa

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De Rosine à Sylvia

In Uncategorized on 6 novembre 2019 at 4:04

Aujourd’hui je suis plus que vulnérable. J’ai tout perdu du confort que j’ai connu. J’ai mangé mon pain blanc et l’automne est venu brusquement. Comme les arbres défeuillés j’ai moins d’habits et mes parures ne valent plus un rond sur le marché des regards. J’ai mangé la poire blette des derniers amours qui n’ont même pas trouvé les mots pour me congédier dignement. Mes plus belles grands-mères sont mortes dans la misère, oubliées.

Empire

In Uncategorized on 30 octobre 2019 at 4:04

Je ne sais pas d’où ça vient ce truc de toujours vouloir me battre, quand j’écoute Travis Scott par exemple, ce n’est pas de mon âge d’être du tien, fils. Tout se mélange et mon héritage passera par dessus ma tête pour toi à qui tout je laisserai. Je n’ai pas envie de la suite sinon pour toi, fonder ce dont on avait parlé, tu sais la production, la musique, tout ce qui sera à toi. Notre empire.

Mâles alpha

In Uncategorized on 30 octobre 2019 at 1:26

Tous ces hommes perdus là encore chauds dans nos mains, si mal élevés et si doués à se défaire de nos étreintes en quelques mots sur les réseaux sociaux. Ces mecs adorés et qui avaient de belles bites et des relevés de têtes… Wow, j’ai rêvé ou bien ? Vous vous souvenez ou pas ? Quand vous vagissiez bloqués dans vos ornières ? Quand vous pleuriez vos meufs perdues à cause de la coke et de vos manies sur Tinder ? On était là et vous nous avez laissées, déçues, par milliers.

I washed you, motherfuckers

In Uncategorized on 30 octobre 2019 at 12:50

Je ne suis jamais seule quand je suis avec moi. Je vous voue aux gémonies, je vous hais de tous mes muscles saillants, je vous expulse de ma détente, je vous souhaite une mort lente, je vous extraie de ma chair aimante et de tous les efforts que j’ai fait pour vous laver de qui vous étiez, bande de chameaux obscènes, alourdis des tris que vous n’aviez jamais opérés, des rangements dont vous n’aviez pas eu le courage, des courriers que vous n’aviez pas ouverts depuis 5 ans et qui plombaient vos vies. Je suis votre tourment et vous m’avez interdite de vos vies une fois lavés.

Dans mes bottes

In Uncategorized on 30 octobre 2019 at 12:14

Ici est ce que j’aime le mieux. J’écris dans le vide intersidéral où je suis incapable de discerner mes lecteurs. C’est ici que j’écris sans filtres. Je voulais dire que mes papiers étaient bien classés et que j’étais en règle et que je n’avais aucunes dettes. Tout est bien rangé. Si je disparais, tout sera clair à reprendre. Mettre en ordre la gestion de boîtes, la vie de patrons, leurs organisations. Ce n’était pas rien. Je l’ai fait. Et pour tous les hommes que j’ai aimés, c’est pareil. Je les ai aimés absolument et même s’ils m’ignorent et même s’ils ont oublié de me rendre la chose immense qu’ils me devaient, je suis grande.

Cueillette des olives

In Uncategorized on 29 octobre 2019 at 11:31

Je pars demain à l’aube cueillir les olives au pays. J’ai pris un vieux jean et de quoi dessiner si cela me prend. Je pars avec les jours derniers et ce que je dois en extraire. Non pas d’appeler un homme qui m’aimerait, ni une fille à la peau douce et si intelligente qu’elle me bouleverserait, non je pars tranquille et personne ne loge dans ma tête. Quand je reviendrai, je demanderai plus de travail, à tanner mes après-midi. J’aurai, avec les miens, rassemblé les forces d’une belle pression à froid.

Boulevard de l’Hôpital

In Uncategorized on 27 octobre 2019 at 3:17

Hier soirée merveilleuse. J’ai dansé avec des femmes et des hommes bienveillants et heureux, libres et il n’était pas question que je rompe ma solitude et ma tranquillité de les avoir rencontrés. Je suis rentrée en bottines piton de Bastille à la Place d’Italie en prenant des photos de cet itinéraire long, solitaire et fastidieux. J’ai dormi comme un bébé et le lendemain était heureux. Pour dire que cette semaine affreuse ne valait pas ce traumas des Arènes et que je n’aime plus ceux qui m’ont laissée pour morte.

Black Friday

In Uncategorized on 27 octobre 2019 at 2:43

La douleur est venue d’un coup le long de mon échine, j’ai senti perler l’angoisse immonde de l’abandon et de la panique et tout est devenu possible de me venger de vous bande de salopes. Après vous avoir tuées, je me suis dirigée tranquillement vers la Seine, au pied de Sainte-Geneviève et je me suis préparée à sauter.

Sale tornade

In Uncategorized on 24 octobre 2019 at 2:22

On ne laisse pas une femme vaquer à son envie de suicide, même si comme une louve elle a mordu après l’offense, on la prend dans ses bras, on caresse ses cheveux doux, on lui fait un baiser qu’on force un peu, on lui tient les mains très fort, on la plaque sur quelque zone de certain. On la raccompagne chez elle comme avant.

Défaut de la rombière

In Uncategorized on 24 octobre 2019 at 1:55

Je prends un peu de temps pour changer de zone. Vers le 13. Dans le 5 de ma main, j’ai perdu ma pince et ma paume ne caresse plus rien. Paris 5, je ne tourne plus bête aux Arènes à aimer des bourreaux de comptoir qui revendent à de petites garces les places où j’étais assise, douce à jouer avec eux. J’y laisse mon nez suspect, mon blazer oublié aux boutons dorés et tout ce que j’aurais bossé si vous l’aviez voulu. La gestion, l’ordre dans les comptes et l’argent. C’est mon métier et personne ne veut payer mon acharnement à le rendre liquide.