TitaBlogskaïa

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Sans sel

In Uncategorized on 20 avril 2019 at 2:45

Il ne faut pas trop dire qu’on a l’immense chagrin des gamines, qu’on est déçue, qu’on les emmerde, qu’ils sont nazes et tous pareils, qu’ils aillent se faire foutre, que ce sont de porcs, que ça nous dégoûte d’être toujours en concurrence avec des putes, que c’est pas ça la vie et qu’il faut arrêter de mentir. Ce chagrin des gamines, toute la vie tu le boufferas, tu mangeras ta douleur. Après t’auras plus faim.

Nausée de la matrone

In Uncategorized on 20 avril 2019 at 2:33

Ce qui me fait le plus souffrir dans la vie, c’est que je ne Te suffis pas

Tu envisageras de me faire disparaître dès que j’aurai fait de Toi un homme

Paris

In Uncategorized on 19 avril 2019 at 3:48

Je ne suis pas allée considérer l’ampleur des décombres. Notre Dame je la vois toujours debout. Ses flancs, son dos, son épine, je ne sais pas, c’est moins que l’ampleur de sa façade qui tient depuis toute ma vie. Mon enfance à jouer dans le square de son flanc, à m’ennuyer dans l’odeur de pisse de chat des buis, à jeter des graviers sur les bateaux mouches et leurs stupides touristes, à envisager de tomber dans la Seine et d’être secourue par une de ces grandes bouées rouges et blanches qui n’existent plus. Notre Dame je t’ai emmenée partout pour te présenter aux petits sauvages du monde entier qui ne te connaissaient pas. Je faisais de toi un dessin imparfait mais correct pour leur présenter Paris et aussi les marchés du dimanche. Paris c’est ça, Notre Dame et les marchés, les quais, l’odeur de souffre du métro, les crottes de chien sur les trottoirs, les ivrognes du Quartier Latin, les amoureux qui s’embrassent sur les bancs, toutes sortes de gens qui sont venus de si loin pour toi. Aujourd’hui j’ai honte de Paris. Je souffre de lui, de sa saleté, des invités qui le pourrissent, des travaux incessants qui le labourent et qui ne lui laissent aucune paix, aucun temps pour se faire. J’ai honte de ses bidonvilles et que tout ait été supprimé de la chose publique. Dispensaires, bains douches, petits prix, tolérance, bancs publics, miséricorde, grâce qu’on accordait aux pauvres, loyers modérés, squats, fêtes, Pigalle, les putes, le bruit de la nuit, les bagarres d’hommes ivres, les femmes qui chantent. Je ne partirai pas. Je ne te fuirai jamais pour une banlieue paisible ou cette province où je mourrai. Paris me saigne, tarit l’argent qui file entre mes doigts comme un sable, Paris m’épuise et me révulse mais je l’aime sans doute plus que toute la France.

Notre Dame : après l’incendie

In Uncategorized on 19 avril 2019 at 3:01

Comme beaucoup j’ai traîné l’écume morne de cette journée grise. Mais aujourd’hui un petit bébé est né et un autre s’annonce déjà et puis comme tous les jours j’ai vu mes amis à la terrasse de ce café du Quartier Latin où j’aime boire ce vin de l’amour et du rire. Paris, c’est ce refrain de mes habitudes, des drames et de ce que j’en ferai demain.

Subutex

In Uncategorized on 14 avril 2019 at 10:41

Je reviens toujours plus à des musiques des plus adolescentes, des trucs que je ne comprenais pas à l’époque mais que je reprends d’une main qui serait moins moite ou molle qu’à ce moment où je n’étais qu’un magma. Maintenant que tout ce bordel est la bande son de Vernon Subutex sur Canal je me demande où je suis, Baby.

La vie est belle

In Uncategorized on 9 avril 2019 at 1:55

Ca faisait un bail que je n’avais pas rencontré d’aussi poètes, que tout le monde conchie, que personne ne se donne le temps d’entendre. Moi je veux bien. Je m’en fous d’étirer la vie est belle, tu verras, j’ouvre la porte, après, tout vient et je m’en fous que t’y entraves que dalle, je perce tout avec le diamant de mon âge.

Je fais des longueurs

In Uncategorized on 7 avril 2019 at 12:58

J’ai Beau de toi, j’ai pas peur, je défonce

Tu veux garder ton truc de ne rien changer, ta plaie, tes manies, ton porno

Rien n’a changé

Evkharístisi

In Uncategorized on 5 avril 2019 at 2:57

Dans ma vie le plaisir est venu tard après quelques éclats inattendus mais toujours d’être aimée et non pas de la belle mécanique et des échafaudages. Ce n’est pas donné, c’est une vie, un miracle…

Eye contact

Férrée

In Uncategorized on 4 avril 2019 at 2:20

J’aime revenir à « La Mémoire et la Mer ». Je ne me souviens jamais d’elles mais j’ai envie de courir après cette chanson. Je suivrai ton marathon, mes poumons et mes joues de corail se couvriront de la poussière du Jardin. J’imagine le soutien du panda roux et des fleurs des allées centrales et du manège et des grandes serres.

Oh DD !

In Uncategorized on 4 avril 2019 at 1:45

T’aimes bien ta vie. Au deuxième degré et tout ce qui va arriver. Tu sors de chez Lui et chez toi c’est tout près. C’est pas comme avant quand tu devais rester sinon banquer pour fuir. Et quand tu restais dormir, le matin sans amour te défonçait plus que tout le grand train de la veille. Là brusquement, t’étais plus rien qu’une friche laissée partir sans un café dans le ventre et sans une caresse. C’est fini Saint-Fargeau, je suis vengée !