TitaBlogskaïa

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Lavée des secousses

In Uncategorized on 11 août 2019 at 5:06

Je sais bien que tout est OK. Tout est bien de ce que j’ai fait. Il faut juste que je parte en vacances avec un ami qui me veut du bien et que tous les potes qui s’annoncent viennent chez moi pour le bien nommé. Que rien ne tremble, qu’aucun séisme ne me mitraille plus, que je n’ai pas invité de nuisible, que je sois sure de l’amitié.

L’été meurtrier

In Uncategorized on 9 août 2019 at 5:06

J’avais beaucoup aimé cet été 2016 où nous nous aimions. Nous aurions pu annoncer notre mariage mais tu ne l’as pas demandé. Après, tout est parti à vol haut. Je t’ai sauvé d’une marée de boue, tu m’as poussée à peindre de toutes les couleurs, tout a explosé en plein vol et je me relève à peine d’avoir pensé te trouver pour la vie. Je reviens encore à ça alors que tu m’as oubliée.

Trêve

In Uncategorized on 9 août 2019 at 4:55

Je vis l’été seule depuis 3 étés. L’été sans la caresse partagée du soleil qui darde. Sans la musique dans la voiture quand on part. Sans le crème que tu mettras trop tard sur mes coups de soleil. L’été sans un homme qu’on aime, c’est malheureux, c’est un ciel chargé d’étoiles que je verrai seule, c’est une soirée perdue sur le port où personne ne viendra te parler, c’est ma main entre mes jambes sans envie, c’est le journal intime qui n’a plus l’âge d’exister, bref c’est la merde quoi.

En chemise

In Uncategorized on 9 août 2019 at 4:44

Je porte la chemise de MC nouée au dessus de mon ventre. J’en ai retroussées les manches, je me suis dit que j’en avais rien à foutre de rien. Comme elle se le proposait peut-être souvent. Je l’ai portée toute la journée et je me suis souvenue d’elle, la façon dont elle fumait, la façon qu’elle avait de réclamer à boire, ses gros mots, son travail acharné à lire, à corriger, la copie des jours. Tout me revient de son héritage sauf l’argent et le notaire. Tout me revient comme une mer.

Vacance

In Uncategorized on 9 août 2019 at 4:29

Je suis en vacances à Paris alors je me couche tard et je vaque à visiter tous ceux qui me manquent. Ils sont en villégiature, force photos à l’appui, ils sont parties remises, ils vont se marier à ma date d’anniversaire, ils m’ont ghostée, ils ne répondent plus. Je m’en fiche car demain, je fais ce que je veux, comme m’étirer dans mon lit après 9 heures et revoir des trucs déjà passés sur ARTE. Je peux écouter Ferré en triant mes collants, je peux ouvrir la porte de la cave et tout sortir de ce qu’il faut jeter, je peux prendre le temps de tomber inanimée lors ces siestes narcoleptiques que je ne peux esquiver. Je peux référencer tous les dessins que j’ai faits. Je peux me faire les ongles d’une couleur qui ne me ressemble pas. Je peux même manger.

Lovers

In Uncategorized on 8 août 2019 at 3:00

Tous mes amours me manquent, ce soir, tous, comme autant de cœurs effrités, je coiffe votre souvenir, je pleure sans consolation, je me souviens de vos sexes brandis, je me souviens de ce que vous me disiez dans ce souffle des soirées basses où le soleil se levait, je me souviens qu’on s’est gravement aimés.

Août amer

In Uncategorized on 8 août 2019 at 2:44

Je m’emmerde au fond de cet été où tu ne me toucheras pas. Je m’emmerde à préférer ARTE aux ballades dans le quartier où les loosers sont toujours prêts à te chopper, quand tu passes devant leurs bancs, pour une clope, pour te dire leur détresse dont je n’ai plus rien à foutre. Sérieux. Tous ces touristes idiots qui laissent leurs poches ouvertes à la racaille de masse qui trace le métro en bandes, tant pis pour vous, plus personne n’est aux commandes, servez-vous. Je m’emmerde au fond de cet été qui ressemble aux derniers étés où je mourrais de toi. L’été n’est plus ma saison préférée. J’y souffre tant que je préfère mes pulls, mon blouson et les feuilles mortes qui craquent sous mes bottes dans le vent.

Paris août 2019

In Uncategorized on 8 août 2019 at 2:07

Je hais Paris au mois d’août. Sans les copains, sans les cafés, fermés, sans le boulanger, sans l’arabe parti au bled, sans ma vie. Paris, il ne reste plus que ton écume sale, tes clodos, tes clandestins, la marmaille qui sème la terreur sur les trottinettes et les vélos de la mairie à défaut d’avoir un endroit où se baigner. L’écume sale de ta ville, Paris, où les travaux défoncent tout et t’envoient la poussière des chantiers où personne ne travaille. Paris au plan d’été de la RATP, où il faut bien connaître les itinéraires si tu ne veux pas crever 20 minutes à attendre la prochaine rame et j’en passe des crevards qui te sautent à la gorge pour une clope et pourquoi pas ton sac et aussi un baiser ?

A toi

In Uncategorized on 7 août 2019 at 3:20

Je relis ces joyaux de mon coeur et je suis saisie de ma propre grâce à te dire je t’aime. Personne ne me l’aura écrit ainsi.

She

In Uncategorized on 7 août 2019 at 3:12

Je suis très bien seule à penser à moi, à toi et à toi aussi, tous. Je sais comment faire avec la commande et mon miroir. Comment beaucoup produire en une nuit : Elle a signé avec le Diable.