blogskaia

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Manifesto

In Uncategorized on 15 mai 2014 at 9:59

delphine4

Avec tout ce bordel insidieux des réseaux sociaux je ne sais plus quoi et à qui écrire.

Facebook est la pire des trames dans laquelle je me sois insérée. Je ne peux rien y livrer de personnel qui ne soit brillant, heureux et conforme. La douleur et le doute y sont proscrits. Je reviens écrire Ici. Blogskaïa m’a sauvée du vide absolu de ma vie. Avant tout ça, avant le passe-plat des amusements et des partages creux à crever…

Je ne veux plus savoir avec qui tu es maintenant ami ni plonger dans ses selfies obscènes dont je ne pourrais jamais mesurer le degré d’intimité que vous aurez partagé.

C’est içi que j’écris. Içi c’est chez moi et j’y serai à nouveau vraie et aimante et sans retenue.

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Le temps qu’il reste

In Uncategorized on 12 mai 2014 at 10:11

ernst

Je ne sais plus comment faire pour être vraie, vivante et aimante sans paraître la plus odieuse des femmes…

Tout est tordu et contraint et voué à mauvaise interprétation. Si je te dis « cela » tu conviendras du temps que tu daigneras m’allouer.

Si je te fuis, je mourrais avant que tu mettes le temps infini de t’en repaître, avant de reconnaître que je te manque.

Nous aurons eu le temps de mourir cent fois.

Tout ce que je hais qui nous fait perdre le temps qu’il nous reste…

Quai de Stalingrad

In Uncategorized on 4 mai 2014 at 9:06

J’avais le coeur en marmelade, je voulais follement me souvenir de quelque chose de doux comme la nuque en frison d’un frère, un moment de l’enfance édentée, bien avant les loups, le beurre et la mort de mère-grand.

J’ai pensé à une blanquette de veau et ses câpres flottant dans la sauce au citron et à Lucien Jeunesse à l’heure de l’apéro, c’est beau, c’est si net cette table du dimanche et je suis toute pure d’être allée à la messe.

Les grands prennent le café sur le balcon ensoleillé surplombant le quai de Stalingrad, à cette époque des péniches passent et l’île Saint-Germain est un grand potager, un repaire de ferrailleurs, à cette époque l’usine Renault fait encore vrombir sa sirène à l’embauche.

Les grands ont sans doute des soucis mais ils nous semblent heureux, ils nous demandent parfois de nous taire un petit peu.

Aujourd’hui j’ai souvent peur, je pense, bien plus peur qu’eux hier.