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Archive for juin 2012|Monthly archive page

Seine et Marne

In Uncategorized on 25 juin 2012 at 9:42

Journées mornes au travail à couver une liberté à recouvrer en août. Je boue. Je boute hors de ma vie ce qui pèse, je colmate ma lézarde. Fille Seine, je sors de mon lit pour inonder les caves, laver les fondations, éprouver les piliers. Je dévale les ruelles de la montagne Sainte-Geneviève.

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Idols/3

In Uncategorized on 25 juin 2012 at 9:26

Le programme en quelques siècles (1945)

In Uncategorized on 25 juin 2012 at 9:21

On supprimera la Foi
Au nom de la Lumière,
Puis on supprimera la lumière.

On supprimera l’Âme
Au nom de la Raison,
Puis on supprimera la raison.

On supprimera la Charité
Au nom de la Justice,
Puis on supprimera la justice.

On supprimera l‘Amour
Au nom de la Fraternité,
Puis on supprimera la fraternité.

On supprimera l’Esprit de Vérité
Au nom de l’Esprit critique,
Puis on supprimera l’esprit critique.

On supprimera le Sens du Mot
Au nom du Sens de mots,
Puis on supprimera le sens des mots.

On supprimera le Sublime
Au nom de l’Art,
Puis on supprimera l’art.

On supprimera les Écrits,
Au nom des Commentaires,
Puis on supprimera les commentaires.

On supprimera le Saint
Au nom du Génie,
Puis on supprimera le génie.

On supprimera le Prophète
Au nom du Poète,
Puis on supprimera le poète.

On supprimera l’Esprit
Au nom de la Matière,
Puis on supprimera la matière.

AU NOM DE RIEN ON SUPPRIMERA L’HOMME.
ON SUPPRIMERA LE NOM DE L’HOMME:
IL N’Y AURA PLUS DE NOM

NOUS Y SOMMES.

***

Armand Robin (1912-1961)Poèmes indésirables (1945)

Idols/2

In Uncategorized on 16 juin 2012 at 2:03

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Idols/1

In Uncategorized on 10 juin 2012 at 9:39

Idols/1

In progress…

In Uncategorized on 7 juin 2012 at 10:24

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Des hommes que j’aime – 2

In Uncategorized on 7 juin 2012 at 10:05

The National

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Matt Berninger -The National

Des hommes que j’aime – 1

In Uncategorized on 7 juin 2012 at 9:56

Harvey Keitel dans « La leçon de piano »

Jules Supervielle – La mer (1949)

In Uncategorized on 7 juin 2012 at 9:50

C’est tout ce que nous aurions voulu faire et n’avons pas fait,
Ce qui a voulu prendre la parole et n’a pas trouvé les mots qu’il fallait,
Tout ce qui nous a quittés sans rien nous dire de son secret,
Ce que nous pouvons toucher et même creuser par le fer sans jamais l’atteindre,
Ce qui est devenu vagues et encore vagues parce qu’il se cherche sans se trouver,
Ce qui est devenu écume pour ne pas mourir tout à fait,
Ce qui est devenu sillage de quelques secondes par goût fondamental de l’éternel,
Ce qui avance dans les profondeurs et ne montera jamais à la surface,
Ce qui avance à la surface et redoute les profondeurs,
Tout cela et bien plus encore,
La mer.

***

Jules Supervielle (1884-1960)Oublieuse mémoire (1949)